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L'histoire de Razac sur l'Isle​

En Occitan : RAZAC D’EILA, dont l’étymologie est probablement le domaine de Rhetius, nom gallo-romain d’une personne

On relève au XIII e siècle, pour le nom de Razac : Razacum ou Rezac, puis en 1312 : Resac, en 1348 : Razak, et en 1397 Raszac. D’autres possibilités s’offrent pour l’origine de ce nom : « Radacus », nom d’une personne d’origine germanique, ou « ratis », nom gaulois de la fougère.

En Occitan : RAZAC D’EILA, dont l’étymologie est probablement le domaine de Rhetius, nom gallo-romain d’une personne.

On relève au XIII e siècle, pour le nom de Razac : Razacum ou Rezac, puis en 1312 : Resac, en 1348 : Razak, et en 1397 Raszac. D’autres possibilités s’offrent pour l’origine de ce nom : « Radacus », nom d’une personne d’origine germanique, ou « ratis », nom gaulois de la fougère.

L’église paroissiale, fortifiée et d’origine romane, placée sous le patronage de Notre-Dame, est mentionnée dès le XIIe siècle et un château fort, construit juste à côté vers les années 1200, début des années 1300, subsista jusqu’à la Révolution française. Sa description ne nous est pas connue, mais nous savons qu’il avait un fort puissant donjon et une grande cour.

Au Moyen-âge, la paroisse et la seigneurie de Razac relevaient de la Ville et Châtellenie de Périgueux, mais durant la guerre de Cent-Ans, le château fut tenu par les Anglais à plusieurs périodes (1348, 1416).

En 1451, le Comte Jean de Périgord octroya la Seigneurie de Razac, à un de ses fidèles chevaliers : Hugues de Bayly. Les descendants de ce dernier, seront Seigneurs de Razac jusqu’à la Révolution française.

Le poète pamphlétaire et auteur dramatique Lagrange-Chancel naquit au château d’Antoniac en 1677 et mourut le 26 décembre 1758 au même endroit. Il repose dans l’église.

En 1799, les limites avec les communes voisines de Coursac et d’Annesse-et-Beaulieu sont modifiées. Razac y gagne le château de Marsaguet dans sa totalité (Coursac), mais perd le château de Siorac et les hameaux de Gravelle et de Langlade (Annesse-et-Beaulieu).

En 1866, inversion de l’église Notre-Dame : l’autel est transporté d’est en ouest, l’ancienne porte ouest est murée et une nouvelle porte est ouverte (porte actuelle) à l’est.

En 1910 eut lieu à Razac la félibrée (manifestation culturelle Occitane).
En 1924 est érigé le monument aux morts place de l’église. Il sera transféré ensuite dans le jardin de la Mairie.

"Au Pays des Fougères"

 

Monographie sur Razac sur l’Isle écrite par l’Abbé D’ABBADIE D’ARRAST qui officia à Razac pendant 13 ans.

Cet ouvrage est disponible à la Mairie.

La navigation sur l’Isle

Ses origines

L’Isle prend naissance au dessus de Jumilhac le Grand, à Saint Yrieixla Percheen Haute Vienne, et se jette dans la Dordogne à Libourne au bout d’une course de 235 kilomètres.

A sa source, elle traverse une zone aurifère. Une mine d’or encore exploitée, mais peu rentable, existe encore à côté du château de Jumilhac, elle date de plus de mille ans mais était souterraine.

Elle arrive donc à Gravelle avec une dénivellation de 71 mètres, soit une pente de 1 mètre pour 2 kilomètres environ.

Depuis le 1er avril 1811 elle fait la délimitation entre Razac et Annesse par le milieu de son bras droit.

L’Isle a du être le résultat de la fonte de la dernière glaciation (- 12 000 ans environ). Pendant la période qui a suivi, l’eau a du monter de 100 mètres environ : seuls les coteaux de Razac émergeaient, puis les glaciers se sont reformés.

Nous devons donc être au point bas et l’eau ne peut que monter, pendant la fonte des glaciers provoquée par un réchauffement climatique et aussi un peu par l’activité humaine, jusqu’à la prochaine glaciation qui interviendra dans quelques milliers d’années.

Sa navigabilité

L’Isle était considérée comme navigable depuis très longtemps.

Les Normands l’avaient utilisée avec leurs embarcations lors de leurs invasions il y a plus de mille ans.

En 1240, Hélie Talleyrand, comte du Périgord, avait signé une charte avec les seigneurs de Mussidan, Montanceix (dont devait dépendre le fief de Razac), et Grignols (dont devait dépendre Saint Astier), lesquels s’engageaient à faire rompre (provisoirement) les barrages édifiés pour alimenter les moulins et autres fermetures diverses, afin de permettre le passage des barques, moyennant un droit de péage sur toutes les marchandises transportées. Ces barrages faits de terre et de bois étaient rapidement reconstruits.

Un port avait était aménagé près de Vauclaire, en aval de Périgueux

En 1274, Edouard 1er d’Angleterre, alors duc d’Aquitaine, va ordonner des travaux afin de rendre l’Isle « navigable » entre Libourne et Périgueux.

En 1488, encore des problèmes de navigation. Les périgourdins attendent le sel avec impatience : la mauvaise volonté de certains riverains possédant nasses et pêcheries provoque de gros retards aux péniches sur le secteur Marsac-Razac-Saint Astier.

En 1509, tous les obstacles sont démolis et l’Isle est déclarée navigable de Périgueux à Libourne.

Un édit royal de 1522 confirme cette déclaration de navigabilité. Mais le problème n’est pas complètement résolu et en 1655 et 1669 on remplace les barrages de terre par des « passelis » ou « pas du Roi » : il s’agit d’aménager un passage avec deux murs en maçonnerie obstrué avec des poutres de bois facilement amovibles. 42 barrages sont ainsi aménagés entre Périgueux et Libourne. Et l’Isle est encore une fois déclarée « navigable ».

Les écluses du type actuel verront le jour à partir de 1760.

Inauguration en 1837 du canal d’Annesse et de son écluse, et du port de Périgueux.

En 1847, 18 000 tonnes de marchandises passeront par les écluses, ce qui représente 1 800 camions.

En 1861, inauguration à Périgueux du canal entre le pont dela Cité et la cathédrale.

En 1930 : premières péniches à moteur.

En 1937 : le trafic fluvial, supplanté par le rail, touche à sa fin. Les dernières péniches navigueront pendant la période 1939-1945. Ce sont la Pierre Suzanne, la Roger Madelaine et l’Insouciant.

De nos jours

Certaines portions de l’Isle sont navigables : il convient de se renseigner auprès des syndicats d’initiative.

L’écluse de Siorac, remise en état, a été repassée par des bateaux promenade lors de Mémoire en Fête les 23 et 24 septembre 2000.

Le bac de Campniac à Périgueux a été remis en service par la Communauté d’Agglomération Périgourdine.

Saint Denis de Pile organise des promenades sur l’eau. De même qu’il est possible de se promener en gabare à partir du Moulin du Duellas (Saint martial d’Artenset) jusqu’à Mussidan.

Un programme de nettoyage des berges de l’Isle est toujours en cours, et il y a toujours du travail avec les tempêtes.

NOS ORIGINES : LE PAYS DES FOUGERES

Il y a 12500 ans, c’est la fin de la dernière glaciation dite de Würm. Toute la vallée de l’Isle est sous les eaux.

Il y a 10000 ans environ, les glaciers se sont reconstitués et les niveaux d’eaux ont baissé lentement. Mais la vallée est encore inondée jusqu’à ce qui allait devenir Vésone. L’Isle s’est constituée et de nombreux ruisseaux se sont formés sur les coteaux.

Il y a 5000 ans, Razac n’existait pas, mais il y avait tout de même des habitants au bord de la rivière que l’on a appelée Isle et sur les coteaux. C’était l’époque du Mésolithique, après l’arrivée des Cro-Magnons qui ont remplacé les Néanderthaliens avec qui ils ont dû cohabiter quelques milliers d’années.

Notre région se résumait à une vaste forêt et à une plaine inondée régulièrement. C’était une partie de la Gaule Chevelue.

Ses habitants que l’on a appelé les Gaulois étaient issus de Celtes indo-européens venant de plusieurs contrées. Ils étaient regroupés en tribus.

Comme nous n’avons pas de grottes connus dans Ratis, on peut penser qu’ils habitaient des huttes ou tentes faites de peaux de bêtes avec un trou central pour évacuer la fumée.

Les seules grottes habitées connues dans le secteur se situent à Chancelade et à Gabillou. Il y en a probablement d’autres, mais elles n’ont pas été inventoriées. J’ai quelques idées sur ce point.

Nos ancêtres adoraient de nombreux dieux avec des druides qui leur servaient d’intermédiaires pour communiquer avec eux.

 

Ces tribus s’adonnaient à la pêche, la chasse, la culture (le blé et le maïs existants à l’état sauvage) et l’élevage.

Ils avaient aussi des chefs qui pouvaient habiter dans des maisons en bois et pierre (début de civilisation).

Ils étaient vêtus de peaux de bêtes, puis d’habits assez simplifiés : chemise de lin, pantalon long et blouse avec des chausses en cuir.

Au menu des repas : des viandes rôties ou bouillies, du poisson et des légumes.

De nombreux métiers ont vu le jour.

Le père était le maître absolu de la famille.

Au début de notre ère, les Romains envahissent la Gaule. C’est le début de notre évolution. Notre cité devient Ratis (pays des fougères).

Et maintenant, notre cité s’appelle Razac et compte 2474 habitants et les communications par signaux de fumée sont remplacées par internet…

Texte de René BONNEVAL paru dans le Bulletin Municipal n°32 de Juillet 2011.

La Place de la Fontaine

Ses origines

 Sa situation géographique en fait un des points bas de Razac. Il est donc normal d’y trouver des résurgences naturelles issues de nappes d’eau souterraines devant se situer sur les coteaux environnants.

Ces résurgences sont à l’origine de la naissance du ruisseau de la Plaine, actuellement utilisé comme exutoire des eaux de pluie de Razac.

La place existait dans sa dimension actuelle sur le cadastre de 1806, avec 2 routes qui la traversaient, rejoignant la route royale (RD 2089), ex voie romaine désaffectée entre Limoges et Bordeaux.

La fontaine existait aussi depuis très longtemps. Une ordonnance édictée vers 1760 règlementait la distribution de l’eau pour les habitants du secteur. Elle était donc publique et avait un débit important.

En 1895, il est décidé d’y construire un lavoir municipal.

En 1905, la place est désignée par le Conseil Municipal pour le brulage des eaux de vie.

En 1908, installation d’une éolienne AERMOTOR.

La fontaine

Son alimentation se fait par une importante source souterraine venant du côté nord, donc théoriquement indépendante de celle du lavoir. Son trop plein alimentait aussi le ruisseau. Jusqu’à cette année 2011, elle n’avait jamais connu de grande période de faible débit. Elle était utilisée en eau potable par de nombreux habitants.

Les habitants du Bourg se plaignant du manque d’au potable et après de nombreuses analyses, il est décidé en 1908 d’y installer une éolienne AERMOTOR charger d’amener l’eau vers un grand réservoir situé derrière l’école actuelle, réservoir détruit récemment, avec plusieurs points de distribution dans le Bourg. Cette installation restera en service jusqu’à l’arrivée de l’eau sous pression que nous connaissons actuellement.

L’eau de la fontaine est considérée actuellement comme non potable, peut-être depuis qu’il y a une liaison avec le lavoir ou suite à des analyses chimiques.

Le lavoir

Il est décidé en 1895 d’installer sur les résurgences existantes un lavoir municipal, ce qui aura probablement pour effet de déclencher la mise en ,place du passage piéton sur la voie ferrée au Gardou, ceci afin de sécuriser la traversée des voies SNCF par les lavandières et leurs brouettes.

En 1904, grâce à un don de Monsieur DECOUS LAPERRIERE, il sera couvert.

Plus tard, pour des raisons inconnues, le lavoir est transféré provisoirement de l’autre côté de la RN 89. Puis il retrouvera son emplacement actuel.

Le trop plein de ses eaux est renvoyé vers le ruisseau de la Plaine.

Sa rénovation

Le prolongement de la rue Paul-Mongibeaux vers 1950 supprima une grande partie de la circulation sur l’actuelle rue de la Fontaine et les travaux de rénovation qui ont débutés la transformeront en impasse, annulant ainsi quasiment toute circulation automobile.

Cette place rénovée entrera dans le patrimoine de notre commune, mais il est à craindre que la baisse générale des niveaux des nappes souterraines ne nous pose de nombreux problèmes d’alimentation en eau, bien que même pendant la sécheresse actuelle la source débite un peu.

Sur la photo, on peut voir :

– à gauche, l’alambic à eau de vie,

– à droite, le lavoir qui, en 2011, est toujours dans le même état (rénové en 2012),

– l’AERMOTOR et des grimpeurs,

– des habitants de Razac, dont peut-être, certains de vos parents.

Pour l’anecdote, il est possible, que le chemin herbeux qui remonte vers Les Martys soit, à l’origine, un ruisseau fossé provoqué par le retrait des eaux lors de la fin de la dernière glaciation, il y a environ 12 000 ans, période pendant laquelle Razac était presque entièrement sous les eaux, la plage se situait à l’entrée de ce qui allait devenir Vésone.

Texte de René BONNEVAL paru dans le Bulletin Municipal n°33 de Janvier 2012.

La généalogie et l’Histoire de Razac

Le Cercle d’Histoire et de Généalogie du Périgord fait avec ses adhérents ou sympathisants des relevés d’état civil depuis l’origine de ces documents (1590) qui retracent l’évolution démographique de notre commune au fil des ans.

Concernant Razac, c’est Madame CHARENTON et Monsieur BONNEVAL qui ont effectué ce travail délicat sur les documents en notre possession à la Mairie (depuis 1790).

Une présentation de leur travail aura lieu au cours d’une réunion ouverte à tous le 20 février au Foyer Laïque.

Le Cercle d’Histoire et de Généalogie du Périgord a repris les documents antérieurs à cette date aux archives départementales. Le document final sera présenté à la Mairie par ses auteurs, avec des commentaires du CHGP. Il sera mis en vente pour les intéressés. L’examen de ces relevés fait apparaître des noms de lieux inconnus ou mal connus.

C’est le cas des « JAUBIROUX » qui jusqu’en 1850 (dernier mariage enregistré Pierre LABRUE/Thérèse CHASTENET en 1838) apparaissent régulièrement dans les états civils.

Après étude des vieux documents de la Mairie, il apparaît que ce lieu-dit faisait autrefois partie de La Martinie, qui a été remplacé par les Martys, puis par les Martys hauts, pour être finalement intégré dans le bourg, à l’emplacement actuel de la boulangerie ROUSSELET et des maisons de MM. BORDE et MAROIS et voisins. Lieu-dit probablement issu du nom d’un habitant du nom de JAUBERT ou JOUBERT (origine germanique).

Il y a aussi le chemin de FOUGIEROUX qui doit venir directement des origines de Razac. En effet, FOUGIEROUX pourrait être un dérivé de l’occitan FOUGEROLLE-FULGUIERA-FULGAROLLE qui indiquait un lieu couvert de FOUGERES. (Razac pays des Fougères).

Le CHGP sera à votre service pour vous aider à remonter le temps.

CHGP 9 Rue Roletrou à PERIGUEUX 24 000 – Tél 05 53 46 63 30.

Texte paru dans le Bulletin Municipal n° 27 de Janvier 2009

La Réserve Naturelle de Peyssac : un exemple de biodiversité

peyssac

La Réserve Naturelle de Peyssac est un domaine de près de 85 hectares, situé essentiellement sur la commune de Razac sur l’Isle. Ce domaine appartenait à l’origine à un instituteur périgourdin (aujourd’hui décédé), M. DUBERNARD, qui en fit don à « Espaces pour Demain » (EPD), association de conservation des espaces naturels ayant son siège à Paris.

En 1985, la remarquable biodiversité de ce lieu amenait l’État à le classer en Réserve Naturelle Volontaire (RNV) sous contrôle du ministère de l’environnement.

La conduite de cette réserve était alors assurée par un comité de gestion sous la présidence du Préfet de Dordogne et il s’y est ajouté par convention avec le nouveau propriétaire, EPD, une association périgourdine, le « Cercle Départemental d’étude du Milieu  » (CDEM), ayant pour objectifs la mise en valeur de la Réserve sur les plans pédagogique et scientifique.

Le CDEM reçut aussi à cette époque le label du réseau « POLLEN », Pôles labellisés environnement du Conseil Général de Dordogne.


Au début des années 2000, « Espaces pour Demain » est rattaché à l’association « Ligue Urbaine et Rurale » (LUR) qui devient alors propriétaire de la Réserve, le CDEM continuant à assurer la mise en valeur pédagogique et scientifique.

En 2007, dans le cadre de la décentralisation, l’état remet aux régions le parrainage des Réserves Naturelles qui deviennent alors des Réserves Naturelles Régionales (RNR). A la suite des résultats d’expertises scientifiques des réserves de la région, la région Aquitaine n’en conserverait que six ; les fortes potentialités en matière de biodiversité, la variété des milieux depuis les pelouses sèches jusqu’aux zones humides en passant par les parties forestières diverses ayant retenu l’attention des experts, le domaine de Peyssac fait parti de réserves retenues.

La Réserve, située à près de 3 Km au sud de Razac/l’Isle, est dotée d’un local d’accueil pouvant être chauffé, avec sanitaires, permettant de recevoir des visiteurs en toutes saisons.

La présence d’un petit matériel d’observation (loupes, microscopes, …), de documentation, d’outils, permet de mener des activités à l’abri ; un sentier pédagogique forestier avec des panneaux explicatifs, créé en 1992 par le CDEM et plusieurs parcours à thème (Orchidées, milieux humides, oiseaux,…) proposent des observations dans la nature avec l’aide d’accompagnateurs bénévoles, qualifiés, de l’association de gestion (CDEM).

Les activités recouvrent plusieurs domaines

Dans une première étape, des visites, principalement réservées aux scolaires selon les vœux du donateur, s’ouvrent maintenant dans un esprit qui respecte ses volontés, à des groupes constitués et intéressés, ou à des particuliers, sous la conduite d’accompagnateurs qui leur permettent de découvrir le milieu forestier dans sa biodiversité ainsi que des notions de respect et de protection.

Au niveau artistique, des expositions sur des thèmes environnementaux ont été réalisées : expos de peintures faites sur le site, de photographies.

Une journée découverte des orchidées de Dordogne (plus de 24 espèces différentes) avec animation et conférences par des spécialistes.

Au plan scientifique, des stages de reconnaissance ainsi que des ateliers à tous niveaux sont en cours d’étude (confection et pose de nichoirs par exemple).

Texte paru dans le Bulletin Municipal n°27 de Janvier 2009

Les cloches de l'église de Razac sur l'Isle

A sa construction, vers 1100, notre église devait posséder un clocher mur avec 2 petites cloches.

Après sa destruction partielle en 1397, l’église est équipée d’un clocher carré avec une grosse cloche de 1700 livres baptisée Gabrielle.

En 1460, surélévation du clocher carré avec une cloche de 1700 livres.

Une petite cloche de 250 livres baptisée Marie est ajoutée en 1807.

Ces cloches sont actionnées à l’aide d’une corde puis d’une chaîne placée devant, puis sur le côté de l’église. En 1955, elles sont électrifiées.

En 1973, la foudre tombe sur le clocher : le feu est étaeint par la pluie.

En 1983, installation d’une cloche baptisée Anne-Elisabeth.

En 2000, remplacement de Marie par une cloche de 110 kg.

Extrait du texte de René Bonneval sur « L’histoire des cloches » paru dans le Bulletin Municipal n° 29 de Décembre 2009.

Notre église : son histoire

Elle fut bâtie dans le courant du 12e siècle. A l’origine, elle devait ressembler à une bâtisse rectangulaire de 15m40 x 10m80 (dimensions intérieures) avec une toiture à 2 pans et un clocher mur à base triangulaire comme on en trouve encore sur certaines églises romanes de la région (Vallereuil).

Elle a donc une origine romane fortement remaniée. Son clocher mur devait avoir une ou deux baies campanaires accessibles par un escalier intérieur. Elle devait avoir une cloche de1700 livres. Elle était éclairée par des meurtrières verticales (existantes). Les vitraux ont été ajoutés au cours des diverses modifications. Elle était orientée vers l’Est suivant la tradition. Le portail d’entrée (encore visible) était donc côté Ouest

Au 13e siècle

L’église étant le seul bâtiment susceptible de protéger les habitants pendant les guerres et incursions diverses, il est décidé de la fortifier. Le clocher mur est remplacé par un clocher fortifié reposant sur quatre piliers (visibles dans le choeur), un chemin de ronde est aménagé autour du clocher, et celui-ci est accessible par un escalier creusé dans un des piliers et débouchant sur le toit (pilier sud-ouest).

Certains historiens ont déclaré que l’église de Razac faisait partie des possessions des templiers (1), il n’y a aucune preuve mais c’est très possible et les transformations du clocher pourraient être l’oeuvre des hospitaliers de Saint Jean qui avaient hérité des biens des Templiers, certaines inscriptions sur les pierres tendraient à le prouver. Des fossés sont creusés autour du bâtiment. Deux contreforts sont appliqués autour de la porte d’entrée.

Au 14e siècle

En 1348, Razac comme toute l’Aquitaine est anglaise. Elie de Pommiers en est le vassal du roi d’Angleterre. En 1397, l’armée royale attaque l’église (et le château attenant) et après une brève lutte en chasse, les anglais et leurs aides. Mais l’église est en partie détruite côté clocher. Les Anglais se seraient enfuis, on ne voit pas bien comment, sinon par un souterrain qui doit exister et qui longerait l’ancienne entrée du château et passerait sous le salon de coiffure. Mais l’on ne sait où il débouche… L’église va rester longtemps en l’état.

Au 15e siècle

En 1453, Jean de Bretagne donne à Hugues de Bayly, Razac et ses dépendances (en cadeau de mariage). Le nouveau seigneur de Razac fait reconstruire le château et aussi l’église. A cette époque, Hélie de Bourdeilles est évêque de Périgueux et celui-ci était un grand batisseur d’églises.

Archambaud de Bourdeilles était seigneur de Montanceix. Razac faisait partie de l’archiprêtre deLa Quinte(Périgueux). L’église est donc reconstruite, sur les ruines du premier clocher carré, on élève un deuxième étage avec 7 ouvertures. Ce clocher est toujours accessible par l’ouverture en pan coupé côté sud mais l’escalier n’est pas reconstruit, il est remplacé par des échelles.

Au 16e siècle

En 1530, le seigneur de Razac est Bertran de Bayly, il décide d’agrandir l’église. Le mur du choeur est démoli et reporté 11m en arrière. L ‘éclairage est réalisé par 3 fenêtres gothiques. Deux nouvelles voûtes sont installées. La toiture de l’ensemble est surélevée de 0,50m environ, elle recouvre maintenant l’ancien chemin de ronde. Un escalier est aménagé dans un des nouveaux piliers, il sera supprimé par la suite, car fragilisant l’ensemble. Le portail roman est supprimé et remplacé par un portail gothique, surmonté d’un écusson, un nouveau vitrail est installé. Un avant toit destiné à protéger l’ensemble de la porte est mis en place (les supports existent toujours).

Au 19e siècle

En 1807, installation d’une 2e cloche de 250 livres. A cette époque, les cloches servaient à annoncer les réunions du Conseil Municipal et les élections…

En 1866, l’entrée de l’église se trouvant toujours très prés de la maison rebâtie sur l’ancien château (côté Ouest) et le cimetière qui se trouvait contre l’église côté Est ayant été déplacé, il est décidé d’inverser le sens de l’église. Un porche est percé dans l’ancien choeur. Le vitrail rectangulaire est remplacé par une rosace.

En 1891, le Conseil de fabrique (gestionnaire de l’église) demande l’autorisation de construire sur le terrain attenant 2 chapelles en agrandissement de l’église. Ces travaux sont terminés en 1895.

-En 1905, séparation de l’église et de l’état :

– l’église devient officiellement bien communal,

– le conseil de fabrique cesse d’exister.

(1) Le bâtiment a pu être construit par les templiers : le Pape au Concile de Troie autorise ceux-ci à construire des chapelles dans les commanderies (Les Andrivaux).

Nota : François Joseph de LAGRANGE CHANCEL a été enterré dans l’église le 29 décembre 1758, mais certainement pas à l’endroit indiqué par la plaque.

Il faut savoir que le droit de tombeau dans l’église existait jusqu’en 1776 (moyennant finances et place disponible).

Texte de René Bonneval paru dans le Bulletin Municipal n° 21 de Janvier 2006.

Le tout à l'égout à Razac

1972 : lancement du tout à l’égout avec la première tranche de la station d’épuration.

1984 : nouvelles tranches de travaux.

2004 : remplacement de la station d’épuration.

2006 : nouvelle tranche de travaux aux Moulineaux et à Bosbarreau.

Un périmètre de protection est créé autour de la source d’eau potable des Moulineaux :

– protection immédiate,

– protection rapprochée,

– protection éloignée.

Extrait du texte de René Bonneval sur « Le tout à l’égout au fil des âges » paru dans le Bulletin Municipal n° 24 de Juillet 2007.

Le presbytère et le Jardin Public

En 1589, une vingtaine de jésuites chassés de Bordeaux s’installent à Périgueux. En 1590, ils fondent un collège qui, dès le début, fonctionne très bien, ce qui rend son agrandissement nécessaire. Mais il est situé sur un endroit marécageux.

L’Evêché a probablement décidé de le transférer dans un autre endroit et Razac a dû être choisi. D’où le rattachement à la cure de Razac en 1594. Les jésuites administreront la cure jusqu’à la Révolution. Ils ont donc acheté ce que l’on a appelé « l’enclos des jésuites » et qui est aujourd’hui le Jardin Public, formé par le terrain entre la rue Jules-Ferry et l’avenue de la République.

A cette époque, ce domaine touchait le château. La cure, composée d’une chambre et antichambre, était située en haut du domaine (garages actuels).

Les jésuites dédident donc la construction d’un immeuble très important, peut-être le futur collège, mais celui-ci ne sera jamais terminé à cause d’un manque de finance et il est probable qu’il n’en reste que le presbytère actuel qui a dû servir à loger les jésuites jusqu’à la Révolution.

Il faut noter que de 1592 à 1604, les jésuites étaient indésirables en France, mais ils sont restés à Périgueux et en 1604, Henri IV leur a donné droit de cité.

En 1794, l’ensemble du terrain est revendu aux enchères publiques. En 1866, Monsieur de Bousquet, chatelain de Montanceix alors propriétaire du domaine, accepte de le céder à la Municipalité de Razac pour que la maison soit transformée en presbytère, l’ancien logement des curés de Razac a été transformé en garage. Ce presbytère restera en service jusqu’en 2006, date à laquelle il a été loué à des particuliers.

En 1879, il est décidé, suite aux nuisances provoquées par le marché aux mouton se tenant devant l’église, de le transférer en bas dudit terrain. En 1880, il a été décidé de construire une école de garçons à gauche du terrain. En 1884, dans le bas du pré, un puits est creusé pour son alimentation en eau. Une pompe y sera installée en 1901. En 1887, une bascule pour peser les ovins a été achetée et un local, qui existe toujours, aménagé.

Pendant la guerre 39/45, les lorrains construisent un bassin d’agrément dans le bas du pré.

Texte de René Bonneval paru dans le Bulletin Municipal n° 25 de Janvier 2008.

La place Roger Gauthier

Jusqu’en 1850, elle a servi, comme dans de nombreux villages, de cimetierre à côté de l’église.

En 1877, un projet de construction d’une halle pour les commerçants fut envisagé, mais aucune suite ne fut donné.

En 1908, mise en place d’un éclairage public de la place. L’installation est composée de 7 lampes de 16 bougies de 60W environ.

En 1910, la première Félibrée est organisée.

En 1924, le Monument aux Morts est érigé. Il sera déplacé vers 1960 devant la Mairie.

En 1934, le premier Marché Officiel est créé.

Au cours des ans, la place a bien sûr subi de nombreuses transformations, le sol a été souvent bouleversé.

On peut penser que certains murs des maisons voisines, qui paraissent antérieurs à 1800, pourraient être des vestiges des dépendances du château (fini de détruire en 1800), dont on ne connait pas encore l’emplacement exact.

Texte de René Bonneval paru dans le Bulletin Municipal n°13 de Novembre 2001.